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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 08:43
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Les habitués des forums de voyages devraient voir ce film, car il parle d'un phénoméne qui a toujors existé et qui prend des formes hideuses dés que le partenaire masculin est Maghrebin.

Il est alors afflubé de qualificatifs pas trés élogieux, Bezness dont il faut se méfier, mais dés que ce partenaire est Américain ou Européen, on se retourne contre la femme en la qualifiant de femmes "cougars", ces femmes qui fréquentent de jeunes hommes…
Il est des films qui hantent longtemps après leur visionnement, Les grandes chaleurs est l’un d’entre eux.



 

Magnifiquement interprété par Marie-Thérèse Fortin et François Arnaud, jeune acteur bourré de talent qu’on avait découvert dans J’ai tué ma mère de Xavier Dolan, Les grandes chaleurs, est le premier long métrage de Sophie Lorain. Le film est tiré de la pièce de Michel Marc Bouchard, et raconte l’histoire de Gisèle (Marie-Thérèse Fortin),

 une travailleuse sociale de 52 ans, qui vient de perdre son mari à la suite d’une longue maladie et qui tombe amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune qu’elle.

Petit twist, son époux lui a révélé, sur son lit de mort, qu’il la trompait depuis de nombreuses années avec une autre femme qu’il n’a pas nommée, mais dont on apprend dès le début du film – et avant Gisèle – qu’il s’agit de sa sœur (incarnée par Marie Brassard). Gisèle s’est, il y a quelques années, occupée d’un jeune cleptomane et suicidaire, Yannick Ménard (François Arnaud), qui a maintenant 20 ans et qui la poursuit de ses ardeurs. Charmeur, enjôleur et diantrement séduisant, le jeune homme fait tomber une à une les barrières de Gisèle, prise dans un tourbillon suscité par l’un de ses collègues, le gérant de sa banque, ses deux enfants et sa sœur.

Esthétiquement, Les grandes chaleurs est irréprochable et certains plans de caméra sont à couper le souffle, comme celui, absolument magnifique, où le personnage de Yannick fait chauffer son couteau sur sa cuisinière. Sophie Lorain n’hésite pas non plus à user d’artifices pour nous entraîner dans une direction, puis effectuer un volte-face, comme la séquence où l’on voit les deux protagonistes se préparer pour aller à un rendez-vous qu’on suppose commun, jusqu’au moment où l’on s’aperçoit qu’il n’en est rien.



Tout dans Les grandes chaleurs est en demi-teinte. Les intrigues secondaires servent à alléger un sujet (une femme mûre et un jeune tombant amoureux l’un de l’autre) qui aurait pu, sinon, tomber dans la pire des lourdeurs. Et c’est d’ailleurs un piège que Sophie Lorain évite avec brio, soutenue en cela par le jeu impeccable de Marie-Thérèse Fortin et François Arnaud. Car, ce «dernier tabou social» comme l’appelle la cinéaste n’a rien, au fond, de choquant et n’a aucune raison de fLes grandes chaleurs est en demi-teinte. Les intrigues secondaires servent à alléger un sujet (une femme mûre et un jeune tombant amoureux l’un de l’autre) qui aurait pu, sinon, tomber dans la pire des lourdeurs. Et c’est d’ailleurs un piège que Sophie Lorain évite avec brio, soutenue en cela par le jeu impeccable de Marie-Thérèse Fortin et François Arnaud. Car, ce «dernier tabou social» comme l’appelle la cinéaste n’a rien, au fond, de choquant et n’a aucune raison de faire l’objet d’une controverse.




Et voilà la grande force de Les grandes chaleurs. C’est une superbe histoire d’amour. Pas de «malgré tout», pas d’envolées lyriques ni de drame à la Roméo et Juliette. Ça respire la vie, la simplicité d’une évidence et le bonheur. Un bref aparté avant de vous encourager à aller ce film, l’un des meilleurs longs métrages québécois de l’année à mon avis (juste derrière Polytechnique), mes collègues masculins n’ont pas semblé apprécier Les grandes chaleurs. Est-ce parce que je suis une femme, est-ce parce que Sophie Lorain nous livre le portrait d’une femme libre, dans tous les sens du terme, échappant aux conventions sociales par choix, pleinement assumé et sans prise de tête? Je ne sais pas. Mais le titre, à lui seul, résume la force de ce long métrage, tout en nuances et en subtilités, qui mène à une évidence: le bonheur et l’amour sont de magnifiques cadeaux, comme ce film. Quand ils se présentent, il faut les saisir les bras ouverts et se laisser emporter.lebuzz.info

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[Critique] Les grandes chaleurs: un bijou! | LeBuzz.info

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