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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 19:03

 

Avertissement : Gentes dames et nobles Messieurs, ce qui va suivre n’est qu’une peinture d’une vie imaginaire  que personne n’a souhaité vivre, dans une ville de rêve dont personne  n’a choisi d’y  séjourner, avec des gens charmants que personne n’a choisi de côtoyer…

 

 

 

Encore un dimanche de m….


C’était un dimanche, une des journées les moins supportables de la semaine.

La journée commence par les courses et le café avec les amis, l’ennui étant plus supportable à plusieurs

Dans le quartier où j’habite, existe un petit supermarché, où les habitués se rencontrent sans se connaitre.

On commence par les clients du matin : les vieux retraités et les ménagères.

Les uns viennent par délivrance de la nuit, longue, sans fin pour ceux que le sommeil a quitté depuis longtemps.

Chaque matin est  pour eux une renaissance avec son lever du soleil et puis…son  nouveau journal.

Ils sont là, les premiers, rasés de prés, astiqués, les vêtements immaculés, comme s’ils devaient, enfin, avoir une journée différente de celle qu’ils ont vécus, hier,  dans cette vie d’inactivité, d’inutilité : l’antichambre de la mort.

Certes les nouvelles sont les mêmes que la veille sauf pour la rubrique décès, en fait, ce sont  les seules nouvelles quasi-réelles et vérifiables que l’on peut croire sans difficulté, d’ailleurs elles ne sont jamais sur Facebook, ce qui accrédite leur sérieux.

Qui achèterait « La Presse » si on enlevait cette rubrique, car ce journal a survécu depuis sa naissance grâce aux morts de la veille, car pour le reste la télé est plus rapide.

Et puis, on se  sent encore plus vivant, lorsqu’on apprend la mort d’un plus vieux que soi, plus malade, ou plus malchanceux…

La deuxième catégorie est celle des ménagères, qui pense que plus tôt les courses faites, il y a plus de fraicheur dans les achats de légumes et moins de monde à la caisse.

 

Puis vient l’heure fatidique, midi : l’heure du vice.


Dans l’ancien temps, c’est  à cette heure que les préparatifs pour aller au stade battaient leur plein, mais depuis que le citoyen a acquis sa dignité d’homme libre, le football se joue devant des gradins vides et la passion changea d’objectif.

Une bonne partie des officianados, avança l’heure de l’apéro pour aller embrasser les goulots des « Celtias » , dans un des bars borgnes de la capitale, avec pour kémia des fèves au cumin  .

 

Attablé  devant une forêt de bouteilles vides, l’œil  morne, le front plissé, le visage buriné par la fatigue, la chaleur moite et les dégâts du temps, l’homme se sent  proche de ses amis de beuverie par  la convivialité que procure l’alcool en ce moment précis, car Il préfère supporter les bordées d’injures, le brouhaha sourd du bar, les senteurs dégagés par la sueur  et  la cigarette et si par malchance, il est  placé  sur les chemins des toilettes,  les relents d’ammoniac naturel qui s’en dégage,  que  rencontrer sa belle mère en visite à la maison, ou supporter les ronchonnades de sa femme et de sa progéniture.


D’autres, plus frimeurs se refugient dans les restaurants où il fait bien d’être vu, commandant les vins les plus fins, du moins sur les étiquettes, et faisant semblant d’apprécier  des pâtes, gluantes,  aux  fruits de mer   et du poisson d’élevage,  facturés quelquefois au   SMIG local, s’évertuant dans la plupart du temps, à confirmer « de source sûre » telle ou telle nouvelle sur la situation politique du pays, avec des « ya qu’a.. », à n’en plus finir.

Et en partant, ils  distribuent  des pourboires faramineux, pour être  bien reçu la fois suivante comme un habitué de la maison.


Mais ce jour là, une lassitude particulière plombait mes jambes, l’ami avec lequel, je supportais mon ennui, se lassa de mes hésitations et me laissa seul, face à mon désarroi hebdomadaire.

Le football n’ayant jamais été ma tasse de thé, je me refugiais naguère dans de longues ballades dans les campagnes, me prenant pour un photographe.

Cette distraction devenue sport extrême actuellement,  de peur des braquages et de l’insécurité réelle ou supposée, et en plus, il faut chercher longtemps pour trouver un paysage sans  un monticule d’ordures  ou des sacs en plastique pendus aux arbres.

....Et maintenant que vais-je faire, comme disait Aznavour, de tout ce temps que sera ….mon dimanche.

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Published by mon - dans Humeurs
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