Hammamet Autrement & plus encore

Là où j’essaye de vivre, a découvert la démocratie, une démocratie assez singulière, il est vrai et pour bien la situer, il faut paraphraser Ben Bella quand il parlait du socialisme chez lui : mon pays est démocrate mais chacun a sa démocratie.
Bien sûr cela déteint sur toute notre vie.
Le plus frappant est cette nouvelle marotte est le palabre : ça cause, ça cause, ça coupe les cheveux en quatre, huit puis à l’infini ….pour ne rien dire.
Le « je pense donc je suis » de Descartes est devenu, « je cause donc je suis » et pour couronner le tout, une myriade de radios et TV est mise au service de cette cacophonie démocratique dont on ne voit pas le bout et chaque jour ramène sa peine et son buzz.
Et comme de bien entendu tout est à l’envers, c’est l’organe qui créée la fonction et de là, la génération spontanée d’experts en tout et n’importe quoi, de charlatans et même de vulgaires manipulateurs d‘élections et créateurs de pseudos-leaders (réchauffés ou décongelés), se proclamant oracles des temps modernes tel les grecs, lisant l’avenir dans le verre de Chivas (arrivisme oblige) et les entrailles des statistiques, aveuglant de leur savoir, les lettrés et les analphabètes par des chiffres et des affirmations vécus depuis toujours faisant d’eux des « Monsieur Jourdain », disant la prose sans le savoir.
Et ceci me ramène au temps où notre pays se targuait d’être le pays où tout va bien, j’avais initié une série de posts « Autopsie d’un bezness ».
Le tourisme allait, à l’époque, vaille que vaille, et la fonction s’imposait.
Aujourd’hui, alors que le tourisme est sur le point de devenir un sport extrême, je remarque que l’expert a remplacé le bezness.
Je vois déjà l’esprit pervers de certains de mes compagnons de beuverie, imaginer des scènes que l’on regarde le soir, quand les enfants sont couchés : Dis, dis… où est le corps du délit ?
Il n’y a ni corps ni lit.
Que nenni, mes braves compagnons d’infortune, point de sexe, quoique la fonction est la même, ne sommes nous pas dans l’ère du virtuel, la seule différence est que dans le cas du bezness, la victime est consentante car ses appas sont défraichis, mais dans notre cas, c’est du détournement de mineurs si on considère l’âge de notre démocratie.