Hammamet Autrement & plus encore
Synthèse
Depuis 2009, on assiste à une forte mobilisation autour des services mobiles de la part des
grands opérateurs du voyage et du tourisme ainsi que de la part des pure players de
l’infomédiation, spécialisés ou non dans le tourisme. Les usages touristiques du mobile sont
encore peu généralisés même s’ils bénéficient d’un effet de curiosité. Ils devraient progressivement s’intégrer dans le
process de voyage des usagers, mais de façon différenciée selon les contextes et profils d’usagers.
La diversité des comportements et des profils rend difficile la mise en évidence d’un schéma
général d’usage des services mobiles, à la différence de ce qu’on a pu observer sur le web,
fixe tant pour les démarches d’information que de réservation :
- la clientèle d’affaires adoptera les fonctionnalités pratiques de façon massive, à travers les offres de services proposées
par les prestataires, les agences de voyages et les infomédiaires spécialisés ;
- les voyageurs d’agrément indépendants devraient avoir une attitude plus nuancée, avec des usages limités pour certains aux
fonctions basiques de géolocalisation, étendus pour d’autres aux guides de visite multimédia et aux réseaux sociaux.
Ils se tourneront de façon privilégiée vers les grands portails d’information et les réseaux sociaux et de façon plus marginale vers les sites de
visite et les offices de tourisme ;
- la clientèle des voyages organisés est moins concernée par les servicesmobiles, sauf à ce que les tour-opérateurs et agences en ligne en partenariat proposent des carnets de voyages personnalisés ;
- enfin, les usages par les touristes étrangers devraient être limités par téléchargement préalable d’applications ne
nécessitant pas de connexion à Internet sur place et à l’utilisation de spots wi-fi gratuits ou à un tarif raisonnable. Quels que soient les usages, le mobile n’a pas vocation à se substituer aux autres canaux d’information et de distribution, mais à les
compléter avec efficacité (temps réel,personnalisation, fidélisation). Les développements réalisés sur les applications mobiles génèrent des opportunités nouvelles, comme la réservation de dernière minute, et permettent des améliorations dans la mise en valeur des
offres (contenus enrichis, valorisation des POI).
Les acteurs du tourisme et les infomédiaires ont bien compris cette tendance et se positionnent naturellement sur les deux
supports. Quel que soit leur statut dans la chaîne de valeur, les opérateurs sont globalement les mêmes sur le web fixe et le web mobile. Certains
acteurs peuvent apparaître avec le mobile (et remplacer alors certains des acteurs en place), mais ils doivent alors
rapidement proposer une extension fixe et sont donc présents sur les deux types de canaux.
Les prestataires et les opérations touristiques devraient déployer des services mobiles sans
changer leur modèle économique, c’est-à-dire en intégrant les coûts du service dans les frais de distribution, mais en tirant
parti des capteurs mobiles et des possibilités de personnalisation du service. Mais les recettes générées sur les transactions mobiles ne feront que se substituer à celles sur le fixe (ou celles du papier) dans la plupart des cas.
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http://www.industrie.gouv.fr/p3e/etudes-prospectives/m-tourisme/m-tourisme.pdf