Hammamet Autrement & plus encore
Évolution temporelle de l’envasement des retenues de barrages de Tunisie
Cette étude a retenu mon attention, car elle est très intéressante et je suis sûr qu'elle intéressera ceux qui se préoccupent de ce pays qu'est la
Tunisie.
Le texte integral se trouve sous le lien suivant :
http://www.erudit.org/revue/rseau/2007/v20/n2/015813ar.pdf
Résumé
La mobilisation et l’exploitation des eaux de surface sont des pratiques anciennes en Tunisie. Les aménagements réalisés au cours du siècle dernier sont exposés à
un alluvionnement plus ou moins accéléré. La capacité de stockage des retenues des barrages est sujette à une réduction progressive au cours du temps. Cette perte de capacité, parfois élevée,
dépasse les prévisions de l’alluvionnement de la retenue. La quantification des sédiments piégés se base soit sur les bilans de matière solide à l’échelle d’une retenue, soit sur des levés
bathymétriques ou topographiques. Les Modèles Numériques de Terrain (MNT) des retenues sont de plus en plus utilisés. Les différentes évaluations sont entachées d’une incertitude. Les retenues
des barrages tunisiens perdent annuellement 0,5 % à 1 % de leur capacité par alluvionnement. L’analyse des résultats de mesures montre que l’alluvionnement est lié à l’hydrologie du cours d’eau,
à la gestion de la réserve d’eau et aux manoeuvres de dévasement. La comparaison entre les résultats de mesures de l’alluvionnement et les prévisions des projets met en évidence des différences
parfois relativement importantes qui sont dues au régime hydrologique des cours d’eau. En effet, une crue exceptionnelle peut provoquer un alluvionnement nettement supérieur à la moyenne annuelle
en régime hydrologique normal. Les retenues méandriformes sont comblées rapidement alors que les retenues linéaires offrent la possibilité de soutirage de quantités importantes de sédiments. Les
moyennes annuelles des pertes de capacité des barrages en exploitation et des barrages projetés jusqu’à 2010 permettent de quantifier les volumes des sédiments piégés à 500 Mm3. En
2030, la perte de capacité de stockage des barrages en exploitation pourrait atteindre 43 % de leur capacité initiale. Les aménagements amont et les travaux de conservation des eaux et des
sols permettent de réduire le taux d’alluvionnement et de prolonger la durée de vie des grands réservoirs.
Abdallah Ben Mammou
Laboratoire des Ressources Minérales et Environnement,Département de Géologie,
Faculté des Sciences de Tunis, 2092 Tunis, El Manar,TUNISIE
Abdallah.benmammou@fst.rnu.tn
M. H. Louati louati@iresa.agrinet.tn
Direction Générale des Barrages et Grands Travaux Hydrauliques,
Ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques,Tunisie