Hammamet Autrement & plus encore
Le printemps tarde à venir
Mais un signe avant-coureur efface mes doutes
Quelques merles et alouettes cornues gratouillent
sur les rares sillons de labour de la ferme voisine
Puis
Un bruant chanteur me zinzinule à l’oreille :
« Poète, ne désespère point,
Laisse de côté ton chagrin,
Le printemps n’est pas bien loin! »
Ce fut un temps où on ne parlait pas de climat, car on avait d'autres préoccupations, et de toutes façons quand il faisait beau dans les cœurs , la nature s'y pliait inexorablement.
Le printemps, c'était la saison on faisait le nettoyage des dégâts de l'hiver, un coup de peinture par là, une petite extension par là et arrivait le mois de juin, tout était à l'avenant du soleil, ça brillait, le blanc était blanc et le bleu ne faisait pas semblant.
Les jardins étaient de nouveau l'objet de soins et rares ceux qui n'ajoutent pas un jasmin par là, des rosiers par là, permettant à tous de voir la vie en rose.

En fait ces préparatifs pour l'été, montraient la confiance et l'espoir dans une saison touristique qui permettait à l'artisan de payer ses dettes et au citoyen de régler ses arriérés.
Les commerçants avaient pris l'habitude depuis des décennies d'avancer matériel et fournitures à crédit en sachant être payé l'été.
Cet équilibre, bien que rompu, un moment doit se remettre en route car il y va de toute une région.
Je crois que la chose la plus terrible que j'ai ressentie, c'est l'incompréhension dans les regards des enfants devant le désarroi du père, désarmé devant une situation de jour en jour, floue.